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Mario DE ANDRADE

 
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larouge
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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:21 (2009)    Sujet du message: Mario DE ANDRADE Répondre en citant

Mario de Andrade 
 
 
Andrade, Mário de (1893-1945), romancier et poète brésilien d'orientation moderniste. Il est l'un des grands noms de la littérature et son influence perdure de nos jours. Issu d'une riche famille aristocratique, Andrade étudia au conservatoire de São Paulo. Il se fit tout d'abord remarquer lors de la semaine d'Art moderne, une manifestation qu'il avait organisée avec son frère Oswald, en lisant des passages de son recueil Paulicéia Desvairada (1922). Comme ce fut le cas pour la majorité des créations dites modernistes, ses poèmes ne soulevèrent guère d'enthousiasme de prime abord et furent même sifflés par le public alors que, de nos jours, l'influence de ce recueil sur la poésie brésilienne moderne n'est plus à démontrer.

Andrade est également réputé pour avoir contribué au rayonnement de la langue, de la culture et de l'histoire brésiliennes. Il estimait en effet que le Brésil devait affirmer son indépendance culturelle face au Portugal.


São Paulo, SP, 1893 – São Paulo, SP, 1945). Mário Raul de Morais de Andrade.
Musicologue, musicien, folkloriste, historien de l'art, journaliste, critique littéraire, romancier, conteur et poète, « la vraie conscience du modernisme brésilien », dont il fut une des personnalités les plus riches et les plus complexes. Encore parnassien à ses débuts (Há uma gota de sangue em cada poema, 1917), il fait un saut qualitatif avec les vers « harmoniques », les consonances, les dissonances, les allitérations de Paulicéia desvairada (1922) contenant vingt-deux poèmes et une « préface intéressantissime », et de A escrava que não é Isaura (1925). Il est un des animateurs de la fameuse semaine d"art moderne de São Paulo (février 1922) et collabore aux principales publications d’avant-garde, comme Klaxon (1922) et A Revista (1924). À partir de Losango cáqui (1926) et Clà do jabuti (1927) il commence à « brésilier » sa langue par l'introduction d'éléments tirés du parler quotidien et du folklore pour arriver au superbe « roman-rapsodie » indigéniste Macunaíma (1928). Outre d’autres recueils de poèmes (Lira paulistana, 1946 ; Le carro da miséria, 1946) et plusieurs livres de contes (Primeiro andar, 1926 ; Belazarte, 1933 ; Contos novos, posth., 1947), on lui doit aussi des études et des ouvrages de musicologie, d’histoire de l’art ou de critique littéraire (Aspectos da literatura brasileira, 1943 ; O empalhador de passarinhos, 1944).


De 1935 jusqu'à sa mort, Andrade assuma la direction du département de la culture de la ville de São Paulo, organisme chargé de recherches dans le domaine du folklore et de la musique brésiliennes. Ce travail influença ses romans comme en témoigne Macunaíma (1928), un ouvrage très original puisque l'auteur l'écrivit afin de faire apprécier la saveur du véritable langage brésilien.

La renommée d'Andrade s'accrut après sa mort et c'est ainsi que ses recueils poétiques, par exemple, furent publiés dix ans après sa disparition (1955).


Macounaima (Broché)
de
Andrade Mario de
 
 
[*]Broché [*]Editeur : Stock (29 Jan 1997) [*]Langue: Français [*]ISBN: 223404703X
Musclé et farouche, publié en 1928, ce roman possède tous les tons de la légende. Il raconte, en un style bariolé et expressionniste, les aventures errantes d'un Indien démoniaque dont l'amère destinée se survivra dans une étoile reflétant et éclairant les aspirations de son peuple. Une préface intelligente situe l'oeuvre et son auteur.


« Livre de vacances » écrit dans sa première version en six jours « au milieu des mangues, des ananas et des cigares », Macounaïma est bien plus que ce simple « divertissement » dont parle Mário de Andrade dans sa préface inédite de 1926. Quête de l’identité, mosaïque verbale, fabula omnibus (H. de Campos), il nous conte avec superbe les mirifiques aventures de l’indien Macounaïama, roublard, cruel, sensuel, démoniaque, farouche, « noir renoirci et fils de la peur qu’inspire la nuit ».
Après une enfance nonchalante et lascive dans l’obscure et paradisiaque forêt vierge, ce héros de la mythologie Taulipang dont le nom signifie « le grand méchant » (makú = mal et ima = suffixe grand), errera à travers le monde avec ses deux frères, violera la Mère-de-la-Forêt, perdra par deux fois le talisman qu’elle lui avait donné et, après avoir tué son frère Jigué et s’être fait mutiler par les piranhas, montera au ciel et deviendra une étoile « à la recherche de son profil ethnique et de son caractère national ».
Publié en même temps que le Manifeste anthropophage de Oswald de Andrade et La Morphologie du conte de Vladimir Propp, cette « rhapsodie nationale » nourrie d’une délirante invention linguistique, dont l’audacieuse verticalité arlequine rappelle tout autant la densité expressionniste, le prurit dadaïste que le Finnegans Wake, bien que rejetée par l’ensemble de la critique lors de sa parution en 1928, joua un rôle essentiel dans la fondation de la nouvelle littérature latino-américaine. Véritable Odyssée brésilienne, ce roman a été le premier à « concevoir littérairement le Brésil comme une entité homogène ».


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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:21 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:23 (2009)    Sujet du message: Mario DE ANDRADE Répondre en citant

Aimer, verbe intransitif (Broché)
de
Mario de Andrade  
 
[*]Broché: 165 pages [*]Editeur : Gallimard (3 Mar 1995) [*]Langue: Français [*]ISBN: 2070728153



Un industriel de São Paulo engage une gouvernante allemande, Fraülein Elza, pour s'occuper de ses enfants. Mais en réalité, cette jeune femme cultivée et rigide a été engagée pour enseigner l'amour à Carlos, le fils de la famille. Ce roman écrit en 1927, outre qu'il dénonce les pratiques sociales des bourgeois dresse un portrait d'une certaine idéologie allemande qui préfigure l'avènement du national-socialisme
Un roman de 1927, qui fit scandale, à cause de son immoralité parfois candide parfois goguenarde. L'auteur, représentant du mouvement moderniste, raconte l'initiation à l'amour d'un jeune bourgeois, par une gouvernante allemande, dans le Brésil du début du 20e siècle. Il en profite pour faire le portrait acidulé d'une société qui admire béatement l'Occident et risque d'altérer son identité nationale.


À sa parution au Brésil, en 1927, ce roman fit scandale tandis qu'il suscitait l'enthousiasme d'une poignée de happy few. Certes, l'anecdote que relate Mário de Andrade est d'une candide immoralité : un industriel de São Paulo engage pour ses enfants une gouvernante, Fraülein Elza, qui, sous couvert d'allemand et de piano, enseignera l'amour au fils aîné – le « véritable amour », correspondance des âmes autant que correspondance des corps. C'est la profession que s'est choisie Elza, quasiment une mission.
Campé au milieu de ses personnages, Mário de Andrade moque allègrement chez ses compatriotes une nouvelle bourgeoisie d'argent, ignorante et béate devant ce qui est étranger. Car, sous ce roman de formation, il s'agit de l'identité brésilienne, une question à l'ordre du jour dans un pays en mutation. Elle est au centre de l'« agitation » des modernistes de São Paulo en ces années vingt. Mêlant les gros plans expressionnistes, les ruptures, les variations, les combinaisons inédites de vocables, Aimer, verbe intransitif est cette « mélodie neuve » que recherchait Mário de Andrade, avec, en transparence, l'attendrissement amusé que toujours l'amour provoque chez lui. 



L'APPRENTI TOURISTE
de : Mario Andrade (de)
 
 
Editeur(s) : La Quinzaine Littéraire - Louis Vuitton

Genre :
NOUVELLES
Date de Parution : 01/06/1999


Texte d'origine brésilienn traduit par Moing Monique Le

Présentation : Broché - 280 pages - 578 g
ISBN : 2910491056 - EAN : 9782910491055







Critique de


Le 14 Février 1997

Mario de Andrade, l'apprenti du Brésil moderne
   Dans la forêt brésilienne, trois frères ont entrepris la construction d'une case.Mais le premier, Manaape, est détourné de sa tâche par son amour du café, le deuxième, Jigué, par son penchant pour la sieste, le troisième, Macounaïma, par sa propension irrésistible à faire des farces. Macounaïma transforme la cuillère dont se sert Manaape en bestiole qui lui pique la langue, puis il envoie une chenille sanguinaire tarabuster Jigué dans son sommeil. Les deux frères se vengent en lançant à la tête du farceur une brique qu'ils transforment tout de même en balle de cuir pour ne pas lui faire trop mal. « Et c'est ainsi que Manaape inventa le parasite du café, Jigué la chenille rose du coton et Macounaïma le football, les trois plaies du Brésil. » Les légendes indiennes ont réponse à tout si l'on en croit Mario de Andrade, même quand il s'agit d'expliquer les aspects les plus modernes du Brésil.
    En 1928, lorsque Mario de Andrade publie Macounaïma, il veut affranchir la littérature brésilienne de l'imitation des modèles européens et fonder une identité proprement brésilienne : « Le Brésilien n'a pas de caractère, écrit l'auteur dans un projet de préface, parce qu'il ne possède ni civilisation propre ni conscience traditionnelle. Les Français ont un caractère et de même les Yoroubas et les Mexicains. Qu'y ait contribué une civilisation propre, un danger imminent ou la conscience séculaire, le fait est que ceux-là ont un caractère. Pas le Brésilien. Lui, il est comme un jeune garçon de vingt ans : on peut bien percevoir des tendances générales, mais il n'est encore temps de rien affirmer. » Si Mario de Andrade s'appuie, en ethnologue, sur les légendes indiennes, se présentant comme un rhapsode à la manière d'Homère, il prend la liberté de les transformer à sa guise, et les aventures « hénaurmes » de son « héros sans aucun caractère » relèvent autant du pastiche que du collectage.
    Croisière d'agrément
    Le paradoxe est qu'on ait pu considérer Macounaïma, cet acte d'indépendance explicitement dirigé contre l'usage académique de la langue portugaise mais aussi contre l'influence française, comme une sorte de Pantagruel brésilien. De fait, l'univers de Mario de Andrade est proche de celui de Rabelais par la liberté de ton, le goût des situations cocasses, les implications philosophiques et surtout la fantaisie de l'invention verbale, qui se plaît aux énumérations grotesques. Le mouvement moderniste brésilien des années 20, dont Mario de Andrade est un des principaux représentants, n'est pas sans rappeler celui des humanistes de la Renaissance française dans sa volonté de promouvoir la défense et l'illustration d'une langue et d'une culture nationales.
    La publication de L'Apprenti-touriste permet de mieux comprendre la genèse de Macounaïma. Mario de Andrade y fait le récit de deux voyages, l'un en Amazonie en 1927, l'autre l'année suivante dans le Nordeste. L'écrivain a toujours affirmé qu'il détestait les voyages, et ce n'est pas par simple goût du paradoxe. A l'époque où la plupart de ses amis s'en vont visiter les capitales européennes, il choisit délibérément de s'enfoncer dans les zones les plus reculées du Brésil. Il ne quittera d'ailleurs pratiquement jamais son pays et sera toujours malheureux dès qu'il devra s'éloigner de Sao Paulo, où il est né en 1893.
    En 1922, alors qu'il est titulaire de la chaire d'histoire de la musique et d'esthétique au conservatoire de Sao Paulo, il participe à la semaine d'art moderne qui marque la naissance du mouvement de rénovation intellectuelle et artistique connu sous le nom de « modernisme ». Le Brésil fête tout juste le premier centenaire de son indépendance, mais reste hanté sur le plan culturel par les modèles européens. En 1924, alors que paraît le Manifeste du surréalisme en France, Mario de Andrade entreprend dans le Minas Gerais un voyage de découverte du Brésil auquel participe Blaise Cendrars.
    Les deux expéditions dont il fait le récit dans L'Apprenti-touriste montrent bien l'usage particulier qu'il fait de l'ethnologie. Si le deuxième voyage dans le Nordeste en 1928 est destiné à recueillir systématiquement des chants et danses populaires, le périple en Amazonie de 1927 est plus étrange. Mario de Andrade s'est embarqué dans ce qui ressemble autant à une croisière d'agrément qu'à une expédition scientifique. Il est accompagné de trois femmes, Dona Olivia, dite la Reine du café, une riche mécène de Sao Paulo, sa nièce et une de ses amies. A chaque escale se multiplient les malentendus et le jeune homme est pris tantôt pour le secrétaire de la Reine du café, tantôt pour le chaperon des deux jeunes filles. Il est peut-être flatteur de voyager dans cette compagnie aussi élégante que fantasque, mais cela ne facilite pas les enquêtes de terrain. Aussi ne faut-il pas être surpris en lisant cette description de la ville d'Itacoatiara, sur le bord de l'Amazone : « C'est la plus belle ville du monde, faut voir. Il y a sept cents palais triangulaires bâtis dans du granit très tendre et tigré, avec une porte de marbre rouge. Toutes les rues sont liquides et le mode de locomotion courant est le lamentin, et pour les femmes le dauphin d'eau douce. »
    Les indigènes évoqués par l'ethnologue ne sont pas moins étranges que cette ville fabuleuse. Ainsi la tribu des Pacaas Novos a une conception de la pudeur bien différente de la nôtre. S'ils exhibent sans fausse honte leurs parties génitales, ils cachent soigneusement leur bouche car rien n'est plus indécent, selon eux, que de parler ou de manger. « Quand un membre de la famille a faim, l'air de rien il regarde si personne ne le voit et file à l'anglaise. Il s'enferme dans la petite pièce et mange à discrétion. Si par hasard une autre personne de la famille arrive pour manger à son tour et secoue la porte fermée, celui qui est à l'intérieur passe le petit orteil gauche dehors et l'agite frénétiquement. Geste qui correspond approximativement à notre traditionnel "y a quelqu'un". »
    A la rigueur scientifique de l'ethnologue de terrain se mêle sans aucun avertissement la fantaisie la plus débridée. On voit comment Macounaïma a pu hériter de ce projet de « faire une monographie humoristique, satire des explorations scientifiques, de l'ethnographie, mais aussi sociale », même si le livre est fondé sur un corpus de légendes toualipangues recueillies tout à fait scientifiquement par un très sérieux savant allemand, Koch-Grünberg.
    Si Macounaïma est devenu un monument de la littérature brésilienne, au point d'avoir servi de thème à une célèbre école de samba, c'est en raison de toutes ces contradictions. Pour avoir été écrit par un voyageur casanier, par un savant qui fonda, en 1936, avec Claude Lévi-Strauss la Société brésilienne d'ethnographie et de folklore, mais qui inventa autant de légendes qu'il en recueillit, par un nationaliste farouche, opposé à l'influence européenne, qui puisa son inspiration romanesque dans une source ethnographique allemande pour inventer un héros typiquement brésilien « sans caractère » mais non sans qualités.
   

GERARD MEUDAL 
 


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