Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
luis sepulveda

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas Index du Forum -> ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas -> sepulveda
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Sam 7 Fév - 13:12 (2009)    Sujet du message: luis sepulveda Répondre en citant

 
Luis Sepúlveda est né le 4 octobre 1949 à Ovalle, dans le nord du Chili. Luis Sepúlveda est issu d’une famille modeste. Sa mère Irma Calfucura estt infirmière et son père, José est secrétaire d’un général en exercice. Il passe son enfance à Santiago del Chili. C’est un enfant très tranquille et sérieux mais il est arrogant et a tendance à dire des bêtises. Il aime seulement lire, écrire et il trouve les jeux enfantins ennuyeux. Son père l’inscrit dans un lycée commercial pour étudier la comptabilité, mais il a de mauvais résultats. Il étudie aussi les Lettres et va souvent à la bibliothèque Nationale. C’est sa grand-mère qui l’inspire en lui contant des histoires tous les soirs.
Il milite très jeune au sein des Jeunesses communiste.
Étudiant, il est emprisonné en 1975 sous le régime de Pinochet à vingt-huit ans de prison. « À la fin d’un procès sommaire du tribunal militaire, en temps de guerre, à Temuco en février 1975, au terme duquel je fus accusé de trahison de la patrie, conspiration subversive, et appartenance aux groupes armés, entre autres délits, mon avocat commis d’office (un lieutenant de l’armée chilienne) est sorti de la salle - nous sommes restés dans une salle à côté - et, euphorique, m’a annoncé que ça s’était bien passé pour moi : j’avais échappé à la peine capitale et j’étais condamné seulement à vingt-huit ans de prison. J’étais à l’époque un jeune homme de vingt-cinq ans et je calculais que je ne serais sorti qu’à cinquante trois ans ... J’ai beaucoup appris à Temuco, la prison où l’on enfermait les opposants politiques. Il y avait là-bas près de trois cents professeurs d’université, incarcérés eux aussi, qui nous faisaient partager leur savoir. »
Au bout de deux ans et demi, il est libéré contre huit ans d’exil en Suède, grâce à l’intervention de la section allemande d’Amnesty International ; Luis Sepúlveda descend de l’avion à Buenos Aires et entreprend de sillonner le continent américain. Ce voyage clandestin, jamais vraiment interrompu par la suite, le détache un peu de la « vision unidimensionnelle de l’histoire » professée par l’extrême gauche d’alors. Pas assez, cependant, pour le dégoûter de la lutte, dans un coin du monde où fleurissent les dictatures. Il s’en va donc au Nicaragua, prêter main-forte aux sandinistes dans les rangs de la brigade Simon-Bolivar, mais en revient « déçu qu’une belle révolution ait fini en enfer à cause des infirmités de toujours : le dogmatisme, l’uniformisation et le manque de générosité créative ».
Il séjourne dans divers pays d’Amérique du Sud (Équateur, Pérou, Colombie, Nicaragua).
Sepulveda passe d’abord quelques années en Equateur où il fonde, à Quito, une troupe de théâtre dans le cadre de l’Alliance française, puis au Nicaragua où il s’engage dans la brigade internationale Simon Bolivar.
Il reçoit le prix de poésie Gabriela Mistral en 1976.
En 1978, il passe un an chez les Indiens Shuars dans le cadre d’un programme de recherche de l’UNESCO, sur l’impact de la colonisation sur les populations amazoniennes, dont il tirera en 1992 un roman Le vieux qui lisait des romans d’amour.
Il reçoit le prix Casa de las Americas en 1979.
Il part ensuite pour Europe et s’installe en 1982 à Hambourg, (ville de lasection d’Ute Klemmer, sa correpondante d’Amnesty International) où il passe 14 ans, aux côtés de sa seconde femme, Margarita Seven, avec laquelle il a trois enfants.
Il vit également à Laufenbourg, à Paris.
Il reçoit le prix international de Radio-théâtre de la Radio espagnole en 1990 et le prix du court-métrage de télévision de TV Espagne en 1991.
En 1996, il s’installe dans les Asturies (au nord de l’Espagne) à Gijón à cause de la « tradition de lutte politique instaurée par les mineurs, du sens de la fraternité qui y règne ». Il a fondé et il anime le Salon du livre ibéro-américain de Gijón destiné à promouvoir la rencontre entre les auteurs, les éditeurs et les libraires latino-américains et leurs homologues européens.
En 1998, Pinochet fut arrêté en Angleterre à la demande du juge espagnol Baltazar Garzón, puis remis au Chili à cause de sa démence due à l’âge. Luis Sepúlveda écrit dans différents journaux comme La Reppublica en Italie, El Pais en Espagne, TAZ en Allemagne, Le Monde. Ces textes sont rassemblés dans La folie Pinochet.
Il a assure en 2001 la mise en scène de Nowhere, film tiré du conte, Actes de Tola, extrait du recueil Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre.
 
Le Vieux qui lisait des romans d’amour (Métailié, 1992)
Le Monde du bout du monde (Métailié, 1993)
Un Nom de torero (Métailié, 1994)
Patagonia Express (1995)
Full circle (1996)
Frontiera scomparsa (1996 )
Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler (Métailié-Le Seuil, 1996)
Le Neveu d’Amérique (Métailié, 1996)
Desencuentros (1997 )
Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre (Métailié, 1997)
Journal d’un tueur sentimental (Métailié, 1998)
Yacaré suivi de Hot Line (Métailié, 1999)
Les Roses d’Atacama (Métailié , 2001)
La folie de Pinochet (Métailié, 2003)
 
 
http://sc.groups.msn.com/tn/F5/20/todaslasamericas/3/55.jpg 


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 7 Fév - 13:12 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Sam 7 Fév - 13:16 (2009)    Sujet du message: luis sepulveda Répondre en citant

Le narrateur reçoit un jour la visite de German, son ancien condisciple, dans la Salle de Réunions du " Balcon républicain " tendue d'amples draperies d'un violet républicain, sans doute pour empêcher la lumière du jour de dissiper le fantôme de la défunte république. German expose sa situation. Après quelques beaux succès, se trouvant en panne d'idées, il a tenté de trouver l'inspiration dans l'héroïne. Il a perdu la santé sans retrouver l'élan créateur. Plus de romans publiés. Plus de droits d'auteur. German est aux abois. Son condisciple lui offre le poste de correcteur d'épreuves au " Balcon républicain ". Et chacun s'émerveille de voir l'ex-romancier accomplir sa tâche avec ponctualité et même avec un intérêt évident. Il corrige avec tant de rigueur que les auteurs ne reconnaissent plus leurs textes. Ils se calment d'ailleurs assez vite lorsque leurs amis et connaissances les complimentent sur le renouvellement de leur style. Encouragé, le narrateur soumet à German un vieux manuscrit qui traînait dans ses tiroirs. En quarante-trois jours, le correcteur renouvelle entièrement ce texte que le narrateur n'avait pas réussi à mener à terme durant des décennies. Le roman remporte un grand succès au Mexique, et il est traduit en onze langues. Le narrateur est la révélation du jour. Chacun lui demande : " Quand vas-tu terminer ton prochain livre ? "

Réponse
Conseiller
Supprimer
    Message 26 sur 26 dans la discussion 
De :
larouge243
Envoyé : 28/02/2007 12:01
c'était beau


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:56 (2018)    Sujet du message: luis sepulveda

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas Index du Forum -> ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas -> sepulveda Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky