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mario bellatin

 
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MessagePosté le: Ven 6 Fév - 13:03 (2009)    Sujet du message: mario bellatin Répondre en citant

Un puzzle en 243 pièces pour sonder l'altérité

Dans la lignée des grands auteurs latino-américains contemporains, le Mexicain Mario Bellatin livre un bref récit fascinant et effrayant.

Isabelle Rüf
Samedi 7 juin 2008
Rubrique: Samedi culturel

Mario Bellatin. Leçons pour un lièvre mort. Trad. d'André Gabastou. Passage du Nord-Ouest. 110 p.

D'Amérique latine parviennent des voix nouvelles, singulières. Beaucoup proviennent d'Argentine (Alan Pauls, Rodrigo Fresan, César Aira); mais le Mexique aussi offre un paysage littéraire passionnant. 2666, le dernier livre-monstre de Roberto Bolano, et Mantra, de Rodrigo Fresan, se lisent comme des hommages effrayants à ce pays de turbulences.

Mario Bellatin, lui, est Mexicain. A lire les premiers récits publiés par les Editions Passage du Nord-Ouest, on ne le dirait pas! Le Jardin de Madame Murakami et Shiki Nagakoa sont, comme l'indiquent leurs titres, de raffinées fictions japonaises à la violence feutrée. Mais les Leçons pour un lièvre mort se donnent sur un tout autre registre: elles sont composées de 243 fragments numérotés. Certains sont brefs: «Mon grand-père disait toujours - et moi je le croyais - que les mots en quechua lui faisaient revivre de douces sensations d'enfance.» Mais la plupart grouillent de menaces diffuses.

Il est question d'un poète aveugle, d'un traducteur attaché à sa machine à écrire, et d'une cohorte de personnages sans identité autre que le mot qui les désigne: les jumeaux, la femme à l'habit, compagne du poète aveugle (qui fait penser à l'Egyptien Taha Hussein). Leurs voix forment un chœur ironique et douloureux. Un «carnet des choses difficiles à expliquer» recueille quelques-unes de ces plaintes.

Parfois l'auteur dit «je». Sa main est branchée directement sur son cerveau mais cette machine ultra-précise se dérègle tout comme son état psychique. Mario Bellatin est une des victimes de la thalidomide, médicament qu'a pris sa mère dans les années 1960. Il en est gravement marqué dans son corps. Des images de bébés déformés, de drogués accrochés aux grilles des prisons surgissent de cette souffrance. Il en tire des accords discordants, inquiétants. Mais jamais il ne laisse la maladie prendre le dessus: ces short cuts sont agencés avec une grande précision.

Le malaise qui sourd de l'enchaînement de ces tableaux finit par renvoyer à des interrogations fondamentales sur les frontières de l'humain, sur ce que nous sommes prêts à affronter d'altérité et d'anormalité. Fascinant et éprouvant.

source: www.letemps.ch


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MessagePosté le: Ven 6 Fév - 13:03 (2009)    Sujet du message: Publicité

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