Index - FAQ - Rechercher - Membres - Groupes - S’enregistrer - Messages Privés - Connexion
Joaquim Maria Machado de Assis

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas Index du Forum -> ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas -> Joaquim Maria Machado de Assis
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:36 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

Joaquim Maria Machado de Assis 
 
 [BRÉSIL] (Rio de Janeiro, RJ, 1839 – Rio de Janeiro, RJ, 1908). Joaquim Maria Machado de Assis. Sa mère, une blanchisseuse portugaise meurt alors qu'il est encore un tout jeune enfant. Son père, un mulâtre peintre en bâtiment, se remarie alors avec une simple et généreuse métisse qui l'élèvera tendrement. Enfant solitaire, bègue, sujet à de fréquentes crises d'épilepsie, il se réfugie dans la lecture et acquiert seul une vaste culture. Il apprend le français et à seize ans publie son premier poème. Il devient typographe puis correcteur et, en 1860, entre au Diaro do Rio de Janeiro comme chroniqueur. En 1863, il se marie avec Carolina de Novais, Portugaise de bonne famille, fine et cultivée, malgré l'opposition de la famille. Il entre alors dans un grand ministère où il fera toute sa carrière. Dès lors, partagée entre son travail de bureaucrate et celui d'écrivain, sa vie se confond avec son œuvre. Père fondateur et premier président de l'Académie brésilienne des lettres, directeur général de son ministère, paré de toutes les gloires officielles il meurt d'un cancer dans la solitude à l'âge de 69 ans.
Machado de Assis a pratiqué tous les genres, poésie, théâtre, journalisme, critique, traduction. Il est cependant essentiellement un narrateur tout autant par ses contes (168 au total, régulièrement réunis en anthologies par ses soins) que par ses romans. On distingue trois périodes dans sa production romanesque. On pourrait appeler la première celle de la liquidation du romantisme. Elle irait de 1870 environ à 1880, avec deux recueils de contes : Contos fluminenses (1870) et Historias da meia noite (1873), et quatre romans : Ressurreição (1872), A mão e a luva (1874), Helena (1876) et Iaiá Garcia (1878). Ses contes, courts, ironiques ou tendres sont de loin supérieurs à ses romans, dont les personnages, tout d'une pièce ne sont pas encore très riches d'un point de vue psychologique et dont le style n'a pas encore atteint cette perfection à laquelle il arrivera plus tard. Mais l'humour est déjà présent, désagrégeant d'un livre à l'autre le romantisme dont ils sont encore imprégnés.
Sa maladie, l'épilepsie, faisant sans cesse de nouveaux progrès, Machado sent la folie qui s'approche souterrainement de lui, des visions sombres le hantent et, désormais, une espèce de « terreur cosmique » ne cessera de l'habiter. C'est alors que commence la seconde série de ses romans, ceux que l'on a appelé « les romans crépusculaires » : Memoires posthumes de Braz Cubas (1881), Quincas Borba (1891), Dom Casmurro (1899), Esaü et Jacob (1904), et de nouvelles séries de contes, infiniment plus amers que les premiers. Apparemment il continue... Mais ses procédés ont changé de signification. Il interrompt toujours le récit pour parler au lecteur, mais c'est comme une fuite panique. L'humour triomphe toujours mais il a changé de sens. Il est une méditation sur la folie.
Esthétiquement, Machado de Assis est passé du romantisme au naturalisme. Le réalisme n'est chez lui encore qu'un moyen de lutter contre cette séduction de la déraison qui sourd du fond de son être. Ses personnages masculins ne font que le confesser. Il se met en eux, il est eux, ses livres deviennent une galerie de fous, Braz Cubas, l'aliéniste, Quincas Borba, Rubiào. Mais aussi, ils acquièrent une tout autre dimension : la psychologie s'enrichit de toutes les « intermittences du cœur », de l'émiettement du moi en sensations ou sentiments contradictoires. Une sombre dilection les habite. Les femmes, par contre, échappent à la folie et si elles ne connaissent les abîmes des hommes, elles n'en sont pas moins, elles aussi, mystérieuses. Elles hésitent entre le péché et les convenances, entre le sourire et la caresse. Elles passent, sensuelles, à travers les pages des romans et elles empêchent ces derniers de tomber dans une certaine sécheresse, contre laquelle Machado de Assis avait à se défendre. En 1904, il perd sa femme. Et ce fut comme s'il mourrait lui-même. Il lui faut avant de disparaître définitivement dire encore son amour pour celle qui l'a quitté. Et c'est en 1908, le Mémorial de Aires, œuvre très différente de toutes celles qui l'ont précédée, elle constitue à elle toute seule la dernière étape de cette ascension romanesque. Livre « nocturne », il est un chuchotement d'amour très doux dans la nuit qui tombe.

« Ce sont les œuvres de sa maturité qui devaient révéler le génie créateur de Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908) : Mémoires posthumes de Brás Cubas (1880), Histoires sans date (1884), Quincas Borba (1891), La Cartomancienne. Histoires diverses (1896), Dom Casmurro (1900), Esaü et Jacob (1904), et enfin Ce que les hommes appellent amour. Mémorial de Aires (1908), qui est presque une autobiographie. Dans ces œuvres, Machado sut écarter la prose brésilienne du régionalisme (peinture du paysage et des mœurs) pour la rapprocher de l'homme, considéré d'un point de vue universel. Psychologue à la vie intérieure intense, pessimiste incurable, il réussit à fondre son amer sentiment de désillusion en un humour calme et subtil : il savait en outre découvrir les aspects les plus secrets de vies considérées comme ordinaires. Étranger à toute école, très personnel dans sa technique volontairement simple et digressive, il composait ses romans comme une série de tableaux et de réflexions ; son style concis, lapidaire, coloré d'expressions populaires, a fait de lui l'un des grands classiques de la langue portugaise. »
Mário Carelli.

  • 1864 - Crisálidas, poèmes
  • 1870 - Falenas, poèmes
  • 1870 - Contos Fluminenses
  • 1872 - Ressurreição
  • 1873 - Histórias da Meia Noite
  • 1874 - A Mão e a Luva
  • 1875 - Americanas, poèmes
  • 1876 - Helena
  • 1878 - Iaiá Garcia
  • 1881 - Mémoires posthumes de Bás Cubas (Memórias Póstumas de Brás Cubas)
  • 1882 - Papéis Avulsos
  • 1884 - Histórias sem data
  • 1891 - Quincas Borba, également traduit sous le titre Le philosophe ou le chien
  • 1896 - Várias histórias
  • 1899 - Páginas recolhidas
  • 1900 - Dom Casmurro
  • 1901 - Poesias completas
  • 1904 - Esaü et Jacob (Esaú e Jacó)
  • 1906 - Relíquias da Casa Velha
  • 1908 - Memorial de Aires, traduit sous le titre Ce que les hommes appellent amour

 

L'aliéniste
Mémoires posthumes de Brás Cubas

Le philosophe ou le chien Quincas Borba
Dom Casmurro et les yeux de ressac
Esaü et Jacob

Ce que les hommes appellent amour
Conte de l’école

Chasseur d’esclaves. Un père contre une mère
La cartomancienne
La pantoufle turque & l'église du diable
La montre en or




Joaquim Maria MACHADO de ASSIS  biblio
MACHADO de ASSIS: L'Alieniste  
MACHADO de ASSIS: ce que les hommes appellent l'amour 
MACHADO de ASSIS: Dom Casmurro  
Machado de Assis: Esaü et Jacob  
Mémoires posthumes de Brás Cubas  
LA MONTRE EN OR
Quincas Borba 
Contes de l'école  
Chasseur d'esclaves  
La théorie du médaillon et autres contes  



Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:36 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:36 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

oeuvres
L'aliéniste
(Folio bilingue)
Dans la cité D'Itaguaí, le docteur Bacamarte (Individu inutile) fonde la Maison verte, "Bastille de la raison humaine" où il entend soigner tous les fous de la ville. Bien vite, c'est toute la population qui s'y trouve enfermée...menant la cité à la révolte connue sous le nom de Canjicas (bouillon de poule)... Le docteur Bacamarte décide alors de libérer tous les fous et d'enfermer les personnes possédant de hautes qualité morales... Et si le fou c'était lui ?

Mémoires posthumes de Brás Cubas
(Métailié)
Mort des suites d'une idée fixe, Brás Cubas entreprend de nous narrer sa vie. L'idée lui est venue un jour de fabriquer un emplâtre "anti-hypocondriaque destiné au soulagement de l'humanité mélancolique... " L'auteur déroule en brefs chapitres écrits dans une langue incisive, ironique, cynique et toujours distanciée, les bonheurs et les déboires de Brás Cubas.

Le philosophe ou le chien Quincas Borba
(Métailié)
Rubião, simple maître d'école, vient d'hériter de la fortune du philosophe Quincas Borba mais en contrepartie, il doit prendre soin de son chien... Rubião se remémore les circonstances de leur rencontre ne sachant pas encore qu'il a également hérité de la folie de son ami.

Dom Casmurro et les yeux de ressac
(Métailié)
Dom Casmurro, l'homme silencieux et absorbé, décide d'écrire ses mémoires afin de libérer son âme de ce qui le ronge et qui lui a valu ce surnom... Destiné à la prêtrise par sa mère, il finit par épouser son amour d'enfance mais voilà que la jalousie subrepticement s'empare de son coeur. Roman de l'incommunicabilité, le narrateur ne peut sortir de lui-même pour pénétrer la vérité de l'autre ; il s’est condamné à la solitude.

Esaü et Jacob
(Métailié)
Il s'agit de l'histoire de deux jumeaux, qui comme les deux personnages bibliques, s'opposent en tout. Ils sont à la fois semblables et violemment différents. C'est l'instinct de compétition ancré dans l'homme aux prises avec sa propre ressemblance, cette ressemblance fait qu'il veut à la fois s'identifier à son double et s'en distinguer.

Ce que les hommes appellent amour
(Métailié)
Le diplomate Aires, à la retraite, vit auprès d'un couple profondément uni et assiste au mariage de deux jeunes amoureux. Il livre, sous la forme d'un journal intime, les réflexions d'un homme qui a atteint la sagesse.

Conte de l’école
(Chandeigne)
Pilar, enfant rêveur et doué pour qui son père nourrit de grands projets, fréquente l’école de maître Policarpo. Mais voilà qu’un jour, le petit raimundo, fils du maître, craintif et peu éveillé, lui propose un marché surprenant, sous les yeux d’un camarade prompt à la dénonciation...

Chasseur d’esclaves. Un père contre une mère
(Chandeigne)

Recueils de nouvelles disponibles en français :
La cartomancienne (Ombres),
La pantoufle turque & l'église du diable (Pierre Mainard),
La montre en or (Métailié).


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:37 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

 L'ALIENISTE 
 
Editeur(s) : Anne-Marie Métailié

Collection :
SUITES N°101
Genre : LITTERATURE - DOCUMENTS
Date de Parution : 18/03/2005


Présentation : Broché - 117 g - 12 cm x 19 cm
ISBN : 2864245345 - EAN : 9782864245346



Simon Bacamarte, aliéniste diplômé, s'installe dans une paisible bourgade brésilienne et, au nom de la science, fonde un asile d'aliéné. Il classe d'abord et enferme tous les lunatiques, mais son emprise sur la cité déclenche un mécanisme diabolique qui va atteindre la totalité de la population. Avec ce savant en délire, Machado s'attaque avec humour aux dogmatismes scientifiques et politiques.




[...]
C'est cette ironie iconoclaste qui constitue la modernité de Machado, dont l'œuvre est pleine de fous qui disent la vérité, et de sages qui battent la breloque. Ces paradoxes, l'écrivain les pousse jusqu'à l'absurde dans le délicieux Aliéniste, son roman le plus célèbre - il le publia en 1881. Simon Bacamarte, le héros, est une sorte de docteur Knock brésilien qui fonde dans une bourgade un asile de fous, la Maison verte, où il interne presque toute la population. Mais il finira par douter de ses diagnostics, relâchera les malheureux, et fera enfermer la petite minorité qu'il avait jusque-là épargnée. Pourquoi? Parce que ladite minorité, faisant figure d'exception, ne peut qu'être anormale... Cette comédie délirante et bouffonne est aussi une satire féroce du microcosme psychiatrique que Machado connaissait bien. Son aliéniste est-il celui qui soigne la folie, ou qui la fabrique de toutes pièces? A cette question, ô combien prophétique, le romancier ajoute les vertiges d'une intrigue en trompe-l'œil, qui annonce Pirandello et Ionesco. Pour le meilleur et pour le rire.




 André Clavel - Lire de juillet 2005 







Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:38 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

CE QUE LES HOMMES APPELLENT L'AMOUR 
 
 
Editeur(s) : Anne-Marie Métailié

Genre :
ROMAN CONTEMPORAIN
Date de Parution : 03/03/1995


Texte d'origine brésilienn traduit par Jean Paul Bruyas

Présentation : Broché - 204 pages - 230 g - 14 cm x 22 cm
ISBN : 2864241935 - EAN : 9782864241935







"En la revoyant, je ne l'ai pas trouvée moins piquante qu'au cimetière ou que la première fois, chez ma soeur, et pas moins belle non plus. (...) Elle a la peau délicate, le teint clair, avec aux joues à peine une touche de rouge, rien qui puisse paraître déplacé chez une veuve. C'est là tout ce qui m'a frappé au premier abord, avec ses yeux et ses cheveux noirs ; le reste m'a été révélé peu à peu au cours de la soirée, jusqu'à l'instant de son départ (...) Après l'avoir observée quelques instants, voici ce que j'ai pensé d'elle. Je ne l'ai pas pensé tout de suite en prose, mais en empruntant un vers à Shelley : "I can give not what men call Love". Je me le suis dit en anglais, mais l'aveu du poète, je l'ai repris aussitôt en prose de chez nous, et avec une conclusion de mon cru : "Je ne peux donner ce que les hommes appellent Amour... et c'est dommage"." Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches ironiques sur le vieillissement, l'amour, l'ambiguïté des sentiments, l'abolition de l'esclavage ; des personnages forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques mais comme toujours chez Machado, quelque chose grince. "Derrière Garcia Marquez il y a Borges et derrière Borges, source et origine de tout Machado de Assis".
Salman Rushdie.

 




De retour au Brésil,  un diplomate retraité et solitaire tient son journal, se résignant une fois de plus à son rôle d'éternel spectateur. Dans cet ouvrage presque autobiographique, Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908), met en lumière des scènes de vies banales, prétexte à de subtiles réflexions sur le genre humain. Cherchant à noyer dans une culture boulimique et autodidacte ses souvenirs d'enfant pauvre et mulâtre, conjuguant l'amertume et l'humour, il est l'auteur d'une œuvre lapidaire et personnelle. Un monument aujourd'hui classique de la littérature brésilienne. Machado de Assis fut le romancier pessimiste et désabusé d'une bourgeoisie satisfaite et médiocre.
Alaxie Lorca


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:39 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

Dom Casmurro et les yeux de ressac (Poche)
de
J.-M. Machado De Assis
 
 
 
[*]Poche: 334 pages [*]Editeur : Métailié (8 avril 2005) [*]Langue: Français [*]ISBN: 2864244128




L'auteur raconte les tracas et les bonheurs d'un adolescent, Bentinho, voué à la prêtrise par une mère aimée et pieuse, dans le Rio languide du second Empire brésilien. Tracas et bonheurs essentiellement liés à Capitou, sa jolie petite voisine « aux yeux de ressac », auprès de laquelle il éprouve les premiers émois de l'amour.
Capitou et Bentinho se marieront, malgré la pression familiale, et tout finira mal, puisque Bentinho, devenu l'avocat Santiago, s'avérera un pathétique jaloux. Et finira seul, affublé du surnom de Dom Casmurro, en français « Monsieur du Bourru ». Un livre charmant, très joliment traduit, où l'auteur ne s'appesantit jamais sur la tragédie de la vie, tenant à élégante distance la mort, la maladie et la solitude qui hantent pourtant cruellement ses pages. --Danielle Schramm
telerama





« Mes doigts frôlaient la nuque de la fillette ou ses épaules vêtues d'indienne, et c'était une sensation délicieuse. Mais enfin, bien malgré moi, les cheveux tiraient à leur fin, alors que je les aurais voulus interminables. [...] Si cela vous parait emphatique, malheureux lecteur, c'est que jamais vous n'avez coiffé une fillette, jamais vous n'avez posé des mains d'adolescent sur la jeune tête d'une nymphe... Une nymphe ! Me voilà tout mythologique. »



Histoire du développement et de la mort d’une passion, Dom Casmurro n’est pourtant pas un roman psychologique mais plutôt un roman narcissique aimablement désabusé et railleur.




"Voulez-vous un roman séduisant? Un humour fin? Voulez-vous un chef-d’œuvre? Sans perdre un instant, plongez-vous dans Dom Casmurro."
Le Monde 
 



Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:40 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

Esaü et Jacob (Broché)
de
Joachim-Maria Machado de Assis  
 
 
[*]Broché: 331 pages [*]Editeur : Editions Métailié (8 avril 2005) [*]Langue: Français [*]ISBN: 286424540X




A Rio de Janeiro, en 1879, naissent deux jumeaux qui, comme le raconte la Bible, se querellent dans le ventre de leur mère. Opposés par une haine farouche, Paulo l'admirateur de Robespierre et Pedro qui vante les vertus de Louis XVI tombent amoureux de la même femme, qui, incapable de choisir en mourra. Sur ce thème banal, l'auteur donne libre cours à sa maestria littéraire, ironie, humour interpellation du lecteur sur le thème de l'impossibilité d'échapper au destin.




Nés au Brésil en 1879, les deux frères sont promis à un brillant avenir, à en croire les prophéties d'une voyante. Mais la fatalité de leur combat entamé déjà dans le ventre de leur mère ne peut continuer dans ce pays qui connaît un renversement de régime. D'ailleurs, leur différence est cristallisée dans une scène de leur enfance, dont les résonances traversent tout le roman. Ainsi, s'arrêtant devant quelques tableaux d'un brocanteur, ils décident d'en acheter un chacun. Paulo, qui plus tard étudiera le Droit pour changer les institutions et faire évoluer la société, choisit une représentation de Robespierre. Pedro, qui sera étudiant en médecine ( discipline dont le but est de maintenir la vie ) et se révèlera partisan du statu quo, acquiert un portrait de Louis XVI. Et une fois adultes, c'était à prévoir, ils tombent amoureux de la même femme, Flora.

http://artslivres.com


Les 121 chapitres du livre facilitent la lecture à la sauvette, et leur nombre n'est pas un hasard, puisque le 2 ( symbole de l'union ) est encadré des deux 1 de la solitude, rappelant comment les deux frères sont séparés par leur gémellité. Plus profond qu'il n'y paraît, le présent ouvrage propose plusieurs niveaux de lectures : intrigue principale, relation amoureuse, enjeux politiques, enjeux personnels, une foule de caractères cernés et restitués dans une peinture vivante de la comédie humaine.

Anne Marie Métailié


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:42 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

MEMOIRES POSTHUMES DE BRAS CUBAS
de : Joaquim-Maria Machado De Assis
 
 
 
 
[*]Poche: 267 pages [*]Editeur : Métailié (8 avril 2005) [*]Langue: Français [*]ISBN: 2864243520


" Et voyez maintenant avec quelle dextérité, avec quel art, j'effectue la plus grande des transitions de ce livre. Voyez : mon délire commença en présence de Virgilio ; Virgilia fut mon grand péché de jeunesse ; il n'y a pas de jeunesse sans enfonce ; l'enfance suppose la naissance : et voici comment nous arrivons sans effort au 20 octobre 1805, jour de ma naissance. Vous avez vu ? Aucun raccord apparent, rien qui puisse détourner et troubler l'attention du lecteur rien. Le livre offre ainsi tous les avantages de la méthode, sans en avoir la rigidité. Mois en vérité, il était temps. " Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe, Bràs Cubas fait le récit posthume de sa vie. Un texte subtil et drôle, écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme préfigure l'exploitation moderne de l'inconscient.




Introspection, ironie et pessimisme. Ce roman à peine romanesque, cette "promenade onduleuse et vagabonde à travers les sentiments", comme l'écrit André Maurois dans la stimulante préface, p. 7-12, a pour héros un "homme sans qualité", ou plutôt "riche, dilettante, versatile, égoïste, jouisseur et cynique". Publiée au Brésil en 1881, cette oeuvre est d'une modernité époustouflante. Remarquable.





" Et voyez maintenant avec quelle dextérité, avec quel art, j'effectue la plus grande des transitions de ce livre. Voyez : mon délire commença en présence de Virgilio ; Virgilia fut mon grand péché de jeunesse ; il n'y a pas de jeunesse sans enfonce ; l'enfance suppose la naissance : et voici comment nous arrivons sans effort au 20 octobre 1805, jour de ma naissance. Vous avez vu ? Aucun raccord apparent, rien qui puisse détourner et troubler l'attention du lecteur rien. Le livre offre ainsi tous les avantages de la méthode, sans en avoir la rigidité. Mois en vérité, il était temps. " Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe, Bràs Cubas fait le récit posthume de sa vie. Un texte subtil et drôle, écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme préfigure l'exploitation moderne de l'inconscient.




Introspection, ironie et pessimisme. Ce roman à peine romanesque, cette "promenade onduleuse et vagabonde à travers les sentiments", comme l'écrit André Maurois dans la stimulante préface, p. 7-12, a pour héros un "homme sans qualité", ou plutôt "riche, dilettante, versatile, égoïste, jouisseur et cynique". Publiée au Brésil en 1881, cette oeuvre est d'une modernité époustouflante. Remarquable.


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:43 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

LA MONTRE EN OR 
 
Editeur(s) : Anne-Marie Métailié

Collection :
SUITES N°10
Genre : ROMAN CONTEMPORAIN
Date de Parution : 27/02/1998









Une montre en or apparaît sur une table de nuit ; les bras d'une femme troublent un adolescent ; une cartomancienne révèle un avenir radieux ; un miroir ne reflète plus un jeune homme et permet la naissance d'une nouvelle théorie sur l'âme humaine ; une jeune femme sage se donne à un passant ; un compositeur est saisi par la polka ; une dame refuse obstinément de vieillir ; un jeune homme écoute une dame, un soir de Noël, et ne comprend plus rien...L'auteur met en scène ces situations pour l'intense plaisir du lecteur qui y retrouve la joie, le bonheur et l'incertitude qui ravit l'intelligence.








 
 
le 19 mars 1998 

  
LA DEDICACE DE LA TRADUCTRICE  

  
Des avant-bras blancs et dénudés, une montre de gousset oubliée sur une table de chevet, et des emportements muets, des pleurs : de quels déchaînements sensuels nous entretient donc Machado de Assis ? Ici, la violence de l'euphémisme (le siècle est encore le dix-neuvième) rétablit la frontière entre érotisme et pornographie. Qu'on lise ce romancier, l'équivalent au Brésil d'un Balzac, proche aussi, à d'autres égards, de Conrad : la manière feutrée, d'autant plus implacable, avec laquelle est conduit ce fouissement des âmes laisse dans l'effroi de reconnaître en soi les noirceurs inavouées que décèle et détaille l'écrivain dont l'existence, nonobstant sa naissance plus que modeste et "la couleur sombre de sa peau" (le père de Machado de Assis était mulâtre, sa mère une blanchisseuse d'origine açorienne) n'a connu d'autre aventure que celle de la déférence et de la gloire. C'est, mais sur un tout autre mode, l'exploration des inconscients que dans le "vieux monde" entame Freud et, sans doute, une connaissance de la déréliction des états amoureux plus pessimiste encore, plus risquée. (cf. "L'anecdocte du cabriolet" qui clôt le volume). Peu ont avec le même envoûtement et tremblement évoqué "Celle(s) que l'on désire".
Maryvonne Lapouge 



Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:46 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

contes de l'école 
 
Machaeo de assis, illustrations de Nelson Cruz 
 
 
Pilar, un enfant rêveur et intelligent pour qui son père nourrit de grands projets, fréquente l'école de maître Policarpe. Mais voilà qu'un jour, le petit Raimundo, fils du maître mou et maladif, lui propose deux pièces d'or en échange d’un devoir. D'abord réticent, Pilar accepte sous les yeux d’un camarade prompt à la dénonciation...
Machado de Assis, le plus grand romancier et nouvelliste brésilien du XIXe siècle éclaire ici de son regard malicieux et ironique l'apprentissage de la corruption, de la délation et du ressentiment pour lequel l'école est un des premiers lieux d'expérience.
Son écriture d'une grande finesse empreinte d'humour décline à merveille les tribulations de l'enfance et ses tentations. Dans ce conte d'inspiration autobiographique, l’imaginaire est la figure centrale et salvatrice de l'enfance. Traduction de Michelle Giudicelli


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:47 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

Chasseur d’esclaves - Un père contre une mère 
 
Il ne faut pas lire Machado de Assis. Il faut le relire. Prenez cette nouvelle terrible « Chasseur d’esclaves ». Rio, XIXe siècle, la traite est abolie (1850), mais l’esclavage et la contrebande sont toujours une réalité. Candido Neves, instable et paresseux, a fini par choisir comme gagne-pain la chasse aux esclaves fugitifs contre récompense. Mais la concurrence est grande et les revenus peu réguliers. Il épouse la jeune Clara, le couple vit dans une grande précarité. Cependant l’enfant arrive dans ce foyer misérable. Une nuit de désespoir, où Candido résigné va porter son fils au tour de l’orphelinat, dans l’ombre il identifie une esclave depuis longtemps recherchée contre grande récompense. L’esclave s’avère être enceinte...« Facétieux et léger dans l’apparence, ce prosateur est le maître des dédoublements et des “ duplicités ”, expert en scepticisme, ironies, vraies fausses digressions et approches obliques de sa société et de la condition humaine. À ce titre comme à bien d’autres, et quoique issu d’une position ingrate, Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908), mulâtre descendant d’esclaves, sujet dit-on à quelques bégaiements et crises d’épilepsie, peut être considéré comme le père des lettres brésiliennes. Auteur d’une œuvre magistrale, romans, nouvelles, chroniques... à la fois grand public et d’un extrême raffinement, co-fondateur et premier président de l’Académie brésilienne (1897), il a jeté les bases d’une littérature nationale par “instinct”, dénuée des ingrédients diversement exploités par le romantisme et le réalisme : le pittoresque et la couleur locale, pour se fondre dans l’universel. » (Michel Riaudel)



Traduit du portugais (Brésil) par Anne-Marie Quint Collection Metro 40 p. 7 € Format : 10,2 x 14,7 ISBN : 2-915540-26-8 ISBN-13 : 978-2-915540-26-0 Parution : mai 2006



www.lekti-ecriture.com
Préface d’Anne-Marie Quint
Joaquim Maria Machado de Assis (1839-1908), géant des lettres brésiliennes du xixe siècle, est né et a vécu à Rio de Janeiro, sa ville. Son activité inlassable s’est exercée dans tous les genres littéraires : journalisme, poésie, théâtre, essai, nouvelles et neuf romans, dont plusieurs sont des chefs-d’œuvre majeurs de la littérature brésilienne. La nouvelle qu’on va lire est tirée du recueil Relíquias da Casa Velha (Reliques de la vieille maison), que Machado, en 1905, a dédié à sa femme Carolina, disparue en 1904. L’écrivain domine alors pleinement son art, subtil mélange d’élégance dans l’écriture, de lucidité impitoyable dans l’analyse, d’ironie et de distanciation par rapport à l’histoire racontée. Le problème de l’esclavage est crucial dans l’histoire du Brésil au xixe siècle. Sous la pression de l’Angleterre, le gouvernement impérial a interdit la traite en 1850. Bien qu’une contrebande n’ait pas manqué de s’organiser, il y eut bientôt pénurie de main-d’œuvre servile. Ainsi s’explique l’âpreté avec laquelle on poursuit les esclaves en fuite, di ?ciles à remplacer. De là aussi un regain d’intérêt pour les femmes, moins productives dans le travail agricole, mais qui pouvaient assurer la reproduction du cheptel. Les maîtres n’hésitaient pas, si cela leur semblait utile ou agréable, à engrosser eux-mêmes ces femmes esclaves, quitte à favoriser ensuite, éventuellement, l’ascension sociale de leurs enfants métis. Une esclave enceinte qui fuyait était une lourde perte. En 1870 seulement, la loi « du ventre libre », étape décisive vers l’abolition, déclarera libres tous les enfants nés de mère esclave. C’est dans ces années 1850 que Machado situe l’action de sa nouvelle. Il n’est pas un auteur engagé, mais la question de l’esclavage ne pouvait le laisser indi ?érent, lui qui, petit- ?ls d’esclaves, métis, orphelin de mère à 10 ans, n’avait dû qu’à son talent et à sa force de caractère de devenir le plus grand écrivain de sa génération et de jouir d’un prestige et d’honneurs rarement conférés alors à un métis brésilien. Bien sûr, à la date où il écrit, l’esclavage est aboli depuis le 13 mai 1888. Mais les faits sinistres que l’écrivain rappelle en introduction sont encore présents dans les mémoires. S’inspire-t-il d’un cas réel ? Nous ne le savons pas, mais l’anecdote est hélas très vraisemblable. Machado la conte avec un détachement apparent, comme s’il tenait à équilibrer la détresse du jeune père forcé d’abandonner son enfant, et la misère de l’esclave en fuite. Cet équilibre biaisé souligne peut-être mieux encore l’absence totale d’équité. Le père chasseur d’esclaves n’a qu’un problème d’argent. La future mère esclave a tout contre elle : son maître, son état, les lois, l’ensemble de la société. Dans ce bref récit, sans jamais se départir de son ironie, Machado de Assis met ainsi en lumière l’injustice et la lâcheté d’une société égoïste, ainsi que son profond scepticisme personnel à l’égard de la nature humaine.
Anne-Marie Quint


Revenir en haut
larouge
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 05 Fév 2009
Messages: 415

MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:47 (2009)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis Répondre en citant

.M. MACHADO DE ASSIS
La Théorie du médaillon et autres contes
 
 
 
 


 


traduit du portugais (Brésil) par Florent Kohler


Une anthologie de contes et de chroniques du grand auteur brésilien, choisis pour présenter le cheminement philosophique de l'auteur depuis la "Théorie du médaillon ", manuel à l'usage. des arrivistes, jusqu'au " Miroir " qui révèle l'absence de moi, en passant par le cynisme et l'égoïsme.
On découvre l'humour noir et décapant de sa vision du monde à travers quelques histoires bien racontées.

2002, 154 p., 6,5




Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:34 (2018)    Sujet du message: Joaquim Maria Machado de Assis

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas Index du Forum -> ce qui restait à dire sur les ecrivains de las americas -> Joaquim Maria Machado de Assis Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB
Appalachia Theme © 2002 Droshi's Island
Traduction par : phpBB-fr.com
Designed & images by Kooky