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Clarice Lispector

 
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larouge
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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:28 (2009)    Sujet du message: Clarice Lispector Répondre en citant

 
Clarice Lispector
(1926 -1977)

Née en Ukraine, elle a deux mois lorsque ses parents s'installent au Brésil dans la ville de Récife. La parution de Près du cœur sauvage la consacre d'emblée comme écrivain, elle a alors dix-sept ans. La critique élogieuse la compare à Joyce, Virginia Woolf. Les romans de Clarice Lispector déclinent les mouvements paradoxaux des passions humaines. Ecriture de l'intime, elle scrute l'espace du dedans, ses vides et ses pleins.

Liens de famille
(des femmes)
Une femme dans un restaurant, un aveugle dans un jardin public, un repas de famille... Voilà autant de micro événements, qui, sous leur apparente banalité, surgissent dans la vie d'Ana, de Maria et des autres et déclenchent un véritable cataclysme intérieur : l'angoisse, la haine, la perte de soi...

Un apprentissage ou le livre des plaisirs
(des femmes)
L'expérience d'une rencontre entre Lori, institutrice, et Ulysse professeur de philosophie... Il s'agit ici du récit d'une histoire qui se noue et se tisse sous nos yeux : les balbutiements, les incertitudes, les attentes, le doute et le désir nés d'une rencontre. Comment réussir à faire vivre le sentiment d'amour? Voilà ce à quoi s'attachent Lori et Ulysse qui entend révéler Lori-femme. Un récit conçu sur le mode de la quête initiatique et de l'expérimentation amoureuse.

Un souffle de vie
(des femmes)
Au crépuscule de sa vie, Clarice Lispector s'interroge sur le processus de création littéraire et sur les grandes questions métaphysiques qui n'ont cessé de la hanter. Elle donne alors la vie à Angéla, une femme-personnage, un rêve, un reflet... "Quand vous finirez ce livre, pleurez pour moi un alléluia...Que les fidèles du temple me pardonnent : j'écris et ainsi je me délivre de moi et alors je peux reposer."


Où étais-tu pendant la nuit
(des femmes)
Mythe de l'androgyne, variation sur les chevaux, une femme perdue dans un labyrinthe "souillée sans retour par l'âge", Angéla et une vieille femme dans un train ou la confrontation de deux solitudes... Tels sont les thèmes de ce recueil de nouvelles.

Le bâtisseur de ruines
(Gallimard)
Martin a commis un meurtre. En fuite, il marche sans but dans une plaine semi-désertique, sa marche est sans cesse interrompue par des rencontres : arbre, oiseau, ruisseau... Ces rencontres vont lui permettre de comprendre que son crime fut une libération pour lui. Sa fuite le conduit à une fazenda dirigée par une femme Victoria. Il devient garçon de ferme...

La passion selon G H
(des femmes)
G. H., une femme de la classe moyenne de Rio, découvre un cafard dans la chambre de sa bonne. Cette rencontre provoque une violente crise d’effroi chez G.H qui bouleverse complètement sa vie. Le cafard semble renvoyer G. H à une réalité primordiale insoutenable qui engendre une crise totale du sens. G. H, dans un vaste monologue, déploie l’expérience de sa passion au sens biblique.

Comment sont nées les étoiles. Douze légendes brésiliennes
Illustrations originales de Heloisa Novaes

Autres titres disponibles en français aux éditions des femmes : L'heure de l'étoile, Le lustre, Corps séparés, La ville assiégée, La découverte du monde, La belle et la bête suivi de Passions des corps. Un essai d'Hélène Cixous, L'heure de Clarice Lispector, est également disponible aux éditions des femmes.


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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:28 (2009)    Sujet du message: Publicité

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larouge
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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:29 (2009)    Sujet du message: Clarice Lispector Répondre en citant

ANTHOLOGIES / REVUES
« Pensée dans le train », chapitre II du roman A cidate sitiada (1949), traduit par Beata Vettori, dans Romans n°8, Paris, juillet 1952.
« La très petite femme de la terre » (A menor mulher do mundo), nouvelle tirée du recueil Laços de familia (1960), traduite par Regina Helena de Oliveira Machado, dans Femmes en mouvement n°7-8, Paris, 21 décembre 1979.
« Amour », nouvelle tirée du recueil Laços de familia (1960) : traduite par Catherine Orfila, dans Fleur, teléphone et jeune fille, L’Alphée, 1980 / traduite par Michelle Bourjea, suivi de “ Instants. Notes sur l’œuvre de Clarice Lispector ”, par Olga De Sà, dans Europe n°640-641, 1982 / traduite par Jacques et Teresa Thiériot, dans Des nouvelles du Brésil, Métailié, 1998.
« La cinquième histoire » (A quinta história), nouvelle tirée du recueil A legião estrangeira (1964), traduite par Claire Varin, dans Dérives n°37-38-39, 1983.
« L’homme qui fit son apparition », nouvelle tirée du recueil A Via-Crúcis do corpo, (1974), traduite par Claude Farny et relue par Sylvie Durastanti, dans le Nouveau Commerce n°59-60, automne 1984.


Près du cœur sauvage (Perto do coração selvagem, 1943), roman, traduit du portugais par Denise-Tereza Moutonnier ; préambule de Paulo Mendes Campos. [Paris], Éditions Plon, 1954, 256 pages, épuisé
** Nouvelle édition : Près du cœur sauvage, traduit du portugais par Regina Helena de Oliveira Machado. [Paris], Éditions des Femmes, 1981 ; réimpresion, 1998, 298 pages, 13.50 €

« Un jour viendra en moi la capacité aussi rouge et affirmative que claire et suave, un jour ce que je ferai sera aveuglément sûrement inconsciemment, marchant en moi, dans ma vérité, si intégralement lancée dans ce que je ferai que je serai incapable de parler, surtout un jour viendra où tout mon mouvement sera création, naissance, je briserai tous les noms qui existent à l’intérieur de moi, je prouverai à moi-même qu’il n’y a rien à craindre, que tout ce que je serai sera toujours où il y aura une femme avec mon principe… » (Clarisse Lispector)

— Le Lustre (O lustre, 1946), roman, traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot. [Paris], Éditions des Femmes, 1990, 370 pages, 23 €

« Publié en 1946 au Brésil, Le Lustre est le deuxième livre de Clarice Lispector. Elle a vingt ans quand elle écrit ce roman qui nous apparaît aujourd'hui comme le livre matrice de toute son œuvre : sa voix, sa sensibilité au monde et aux êtres, son acuité à capter les scènes de la vie quotidienne, son humour tendre et féroce s'y expriment déjà avec la maîtrise de toute son œuvre ultérieure. Roman d'apprentissage pour le fond, Le Lustre est à certains égards un tableau d'époque à la fois réaliste et symbolique où la romancière trouve d'emblée l'écriture – son écriture – qui exprime l'angoisse d'être, la difficulté d'aimer, l'aspiration à trouver un équilibre et à se libérer dans un temps et un espace subjectifs – l'instant de la mort violente qui est celui de la révélation douloureusement et vainement cherchée dans la vie. » (Jacques Thiériot)

— La Ville assiégée (A cidade sitiada, 1949), roman, traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot. [Paris], Éditions des Femmes, 1991, 282 pages, 20 €

« La jeune fille et le cheval représentaient les deux races de constructeurs qui instaurèrent la tradition de la future métropole ; l'une et l'autre auraient pu servir d'armes pour son blason. L'infime fonction de la jeune fille à son époque était une fonction archaïque qui renaît chaque fois que se forme une bourgade... Tout ce qu'elle voyait était quelque chose. Pour elle et pour un cheval l'impression était l'expression. En vérité une fonction plutôt fruste : elle donnait le nom intime des choses... Et plus tard on regarderait les choses par ce nom. La réalité avait besoin de la jeune fille pour avoir une forme. » (Clarice Lispector)

— Liens de famille (Laços de família, 1960), contes et nouvelles, traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot. [Paris], Éditions des Femmes, 1989, 224 pages, 17.50 €

— Le Bâtisseur de ruines (A maça no escuro [La pomme dans le noir], 1961), roman, traduit du portugais par Violante do Canto. [Paris], Éditions Gallimard, « Du monde entier », 1970, 328 pages, épuisé – réédition : Éditions Gallimard, « L’Imaginaire » n°424, 2000, 434 pages, 11.30 €

Un ingénieur, Martin, a commis un meurtre et est en fuite. Il marche sans but, dans une plaine à peu près désertique, et sans cesse sa marche est interrompue par des rencontres : arbre, oiseau, ruisseau... Rencontres grâce auxquelles il commence à comprendre non pas qui il est, mais ce que fut sa vie jusque-là et ce qu'elle pourrait être, à comprendre notamment que son crime fut une libération pour lui. Sa fuite le conduit à une fazenda dirigée par une femme, Victoria. Il devient garçon de ferme, cède aux avances d'une jeune veuve, Ermelinda, et continue de réapprendre le monde. 

— La Passion selon G. H. (A paixão segundo G. H., 1964), roman, traduit du portugais par Claude Farny ; préface de Clélia Pisa. [Paris], Éditions des Femmes, 1978, 200 pages ; réimpression, 2005, 230 pages, 12.50 €

« Ce livre est un livre comme les autres, mais je serais heureuse qu'il soit lu uniquement par des personnes à l'âme déjà formée. Celles qui savent que l'approche de toute chose se fait progressivement et péniblement – et doit parfois passer par le contraire de ce que l'on approche. Ces personnes, et elles seules, comprendront tout doucement que ce livre n'enlève rien à personne. À moi par exemple, le personnage de G. H. m'a peu à peu donné une joie difficile : mais son nom est joie. » (Clarice Lispector)

— Corps séparés (A legiaó estrangeira, 1964), contes et nouvelles, traduit du portugais par Teresa et Jacques Thieriot. [Paris], Éditions des Femmes, 1993, 160 pages, 18 €
[Contient : « Les malheurs de Sophia » ; « Le partage des pains » ; « Le message » ; « Singes » ; « L’œuf et la poule » ; « Tentation » ; « Voyage à Pétropolis » ; « La solution » ; « Évolution d’une myopie » ; « La cinquième histoire » ; « Une amitié sincère » ; « Les obéissants » ; « Légion étrangère »].

« Nous sommes des corps séparés, rejetés. Et ainsi conduits à la mort, mais aussi à la vie : la séparation des corps peut être une seconde naissance, sinon c'est le renvoi à l'incompréhension, à la résignation et au silence. Tant qu'il le peut, l'écrivain doit mettre le scalpel sur ces déchirures qui sont les siennes également. Chaque opération nécessite le recours aux instruments d'un langage approprié et chaque fois différent, il y a mille et une histoires, même si c'est toujours la même, de toute antiquité.
À la ségrégation sociale, familiale, s'ajoute le clivage des règnes et le monde nous est étranger. Et pourtant la rencontre avec un sapajou, un basset, un poussin, un cancrelat peut nous donner la clé de tous les mystères. Dieu existe dans un acacia. L'œuf est la pierre philosophale – à condition de ne pas le casser. Tel est le propos de Clarice Lispector, à la fois vécu et distancié, dans ce recueil publié en 1964, au Brésil, sous le titre Légion étrangère. » (Jacques Thiériot)

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MessagePosté le: Jeu 12 Fév - 16:30 (2009)    Sujet du message: Clarice Lispector Répondre en citant

La Vie intime de Laura, suivi de Le Mystère du lapin pensant (A vita intima de Laura, 1974 ; O misterio do coelho pensante, 1967), contes, traduit du portugais par Teresa et Jacques Thieriot. [Paris], Éditions des Femmes, « Contes pour enfants », 2004, 44 pages, 5 €

« Je suis stupide, dit Laura. Je caquette, je cocotte, je pense que je pense, mais à chaque œuf que je ponds, c'est moi qui recrée le monde ! Tu vois comme je suis maligne ? » (La Vie intime de Laura)
« Avec mon petit nez que je fronce et défronce, je flaire le monde, donc je suis, donc je pense, se dit le lapin, et c'est lui, et pas toi, qui voit plus loin que le bout de son nez ! » (Le Mystère du lapin pensant)

La Femme qui tuait les poissons (A mulher que matou os peixes, 1969), conte, traduit du portugais par Severine Rosset et Lúcia Cherem ; suivi d’un entretien avec l’auteur. [Paris], Éditions Ramsay / De Cortanze, 1990, 104 pages, épuisé.
** Nouvelle édition sous le titre La Femme qui a tué les poissons, traduit du portugais par Severine Rosset et Lúcia Cherem ; illustrations de Gabriella Giadelli : [Paris], Éditions Le Seuil Jeunesse, 1977, 64 pages, 7.50 €

Un apprentissage ou Le Livre des plaisirs (Uma aprendizagem ou um Livro dos prazeres, 1969), roman, traduit du portugais par Teresa et Jacques Thieriot. [Paris], Éditions des Femmes, 1992, 192 pages, 15.50 €

« Elle s'appelle Lori, elle est institutrice, elle vient de quitter sa famille provinciale et de s'établir à Rio de Janeiro. Il s'appelle Ulysse et il est professeur de philosophie. Leurs rencontres, leurs rendez-vous s'inscrivent dans un quotidien banal. Mais elle est Lori-Lorelei, une sirène, et lui est le sage Ulysse, voyageur immobile qui attend la femme, l'observe à chaque étape de sa quête du monde et d'elle-même.
Un apprentissage, publié en 1969 au Brésil, est le récit d'une expérience menée dans un climat de rituel initiatique qui transfigure à tout moment le réel : à partir d'éléments autobiographiques évidents, Clarice Lispector tisse le fil d'une histoire d'amour insolite. Elle invite le lecteur à se dépouiller, comme son héroïne, de ses propres images, à faire lui aussi son apprentissage, et à gravir les degrés du sublime. » (Jacques Thiériot)

Agua viva (Água viva, 1973), édition bilingue, traduit du portugais par Régina Helena de Oliveira Machado. [Paris], Éditions des Femmes, 1981, 260 pages, 13.50 €

Où étais-tu pendant la nuit ? (Onde estivestes de noite ?, 1974), contes et nouvelles, traduit du portugais par Geneviève Leibrich. [Paris], Éditions des Femmes, 1985, 168 pages, 13 €
[Contient : « À la recherche d’une dignité » ; « Le départ du train » ; « Esquisses de chevaux » ; « Où étais-tu pendant la nuit ? » ; « Compte rendu de la chose » ; « Le manifeste de la ville » ; « Les manigances de Dona Frozina » ; « C’est là que je vais » ; « Le mort dans la mer d’Urca » ; « Silence » ; « Tarissement » ; « Une après-midi bien remplie » ; « Une histoire embrouillée » ; « Tant de douceur » ; « Les faux de l’océan » ; « Tempête d’âmes » ; « Vie au naturel »].

L’Heure de l’étoile (A hora da estrela, 1977), roman, traduit du portugais par Marguerite Wünscher, relu par Sylvie Durastanti. [Paris], Éditions des Femmes, 1984, 120 pages, 12.50 €

« Je voue donc la chose que voici à l'antique Schumann et à sa douce Clara qui ne sont aujourd'hui que poussière, malheureux que nous sommes. Je me voue au rouge aussi vermeil que mon sang d'homme en pleine force de l'âge et je me voue donc à mon sang. Je me voue surtout aux gnomes, nains, sylphides et nymphes qui hantent la vie. Je me voue au regret de ma pauvreté passée, du temps où tout était plus sobre et plus digne et où je n'avais encore jamais mangé de langouste. Je me voue à la tempête de Beethoven. À la vibration des couleurs neutres de Bach. À Chopin, qui m'amollit les os. À Stravinsky qui m'a bouleversé et enflammé. À « Mort et Transfiguration », où Richard Strauss me révèle un destin. Je me voue surtout aux veilles du jour présent et au jour présent, au voile transparent de Debussy, à Marlos Nobre, à Prokofiev, à Carl Orff, à Schoenberg, aux dodécaphoniques, aux cris discordants des compositeurs de musique électronique – à tous ceux qui ont su toucher en moi de façon alarmante des profondeurs inespérées, à tous ces prophètes du présent qui me prophétisent à un tel point qu'en cet instant je vais exploser en : moi. En ce moi, qui est vous, car je ne supporte pas de n'être que moi, car j'ai besoin d'autrui pour tenir debout, tant je suis fou, tant je divague. Que faire d'autre enfin, sinon méditer, pour choir en ce vide plein que seule peut atteindre la méditation. La méditation n'escompte point de profit : la méditation ne peut avoir d'autre fin qu'elle-même. Je médite sur le néant. Ce qui me gâche la vie, c'est d'écrire.
Or – ne pas oublier que la structure de l'atome est chose connue, quoiqu'invisible. Comme me sont connues bien des choses que je n'ai jamais vues. Il en va de même pour nous. Il est impossible de démontrer l'existence des choses les plus vraies : il suffit d'y croire. D'y croire en pleurant.
Cette histoire survient en pleine urgence, en pleine calamité. C'est là un livre inachevé, faute de réplique. Cette réplique, j'espère que quelqu'un en ce monde me la donnera ? Vous ? C'est une histoire en technicolor, pour ménager un certain luxe, dont dieu sait que j'ai, moi aussi, grand besoin. Pour nous tous, amen. » (Clarice Lispector)

La Belle et la bête, suivi de Passion des corps (A bela e a fera, 1979 ; A Via-Crúcis do corpo, 1974), traduit du portugais par Claude Farny. [Paris], Éditions des Femmes, 1984, 300 pages, 15 €

Un souffle de vie (Um sopro de vida, Pulsações, 1978), traduit du portugais par Jacques et Teresa Thiériot. [Paris], Éditions des Femmes, 1998, 224 pages, 12 €

« Pour Clarice Lispector, mon amie, Un souffle de vie devait être son livre définitif.
Commencé en 1974 et achevé en 1977, la veille de sa mort, cette œuvre, créée difficilement, a été, comme l'a dit Clarice, “ écrite en agonie ”, car elle est née d'un élan douloureux qu'elle ne pouvait retenir. C'est au cours de la même période qu'elle a écrit L'Heure de l'étoile, son dernier livre publié de son vivant. Durant huit ans, j'ai été aux côtés de Clarice et j'ai accompagné son processus de création. Je notais ses pensées, dactylographiais ses manuscrits et surtout, je partageais ses moments d'inspiration. C'est pourquoi elle et son fils Paulo m'ont confié la tâche de mettre en ordre les manuscrits de Un souffle de vie. Ce que j'ai fait. » (Olga Borelli)

« Avec Un Souffle de vie s'achève la publication en français, entreprise par les éditions Des femmes depuis 1978, de l'œuvre de Clarice Lispector. Livre posthume, livre-testament certes, mais aussi contrepoint à tout ce qu'elle a publié de son vivant, dans la fulgurance de ses recherches existentielles et littéraires.
Si les chroniques de La Découverte du monde révélaient certains de ses processus de création, ici ce sont des matériaux presque bruts, analogues aux “ fusées ” baudelairiennes, qui irradient toutes les questions angoissées que s'est toujours posées Clarice face à Dieu, au temps, au monde et à son histoire, aux êtres vivants ou inanimés. Même si elle n'est pas saisie consciemment, l'approche de la mort aiguise ces interrogations : comment finalement résoudre l'énigme de toute création ? Qu'est-ce que la mort ? Imaginant un dialogue entre un auteur et la femme-personnage à qui il donne “ un souffle de vie ”, Clarice, entre ces deux miroirs, se dédouble à l'infini et, une dernière fois et à jamais, nous éblouît par tous les éclats de son écriture et finalement nous propose le mot “ vie ” comme réponse à nos propres questions. » (Jacques Thiériot)

La Découverte du monde (A descoberta do mundo, posth, 1984), traduit du portugais par Teresa et Jacques Thieriot. [Paris], Éditions des Femmes, « Pour chacune », 1995, 614 pages, 11.50 €

« La Découverte du monde rassemble, dans l'ordre chronologique, les 466 textes que Clarice Lispector a publiés chaque samedi dans le Jornal do Brasil, d'août 1967 à décembre 1973. Nous avons estimé qu'il était important d'offrir cette vision générale de textes où se mêlent chroniques proprement dites, nouvelles, contes, pensées, notes, repris ailleurs. En effet, au cours de cette période, elle écrivait et publiait ou préparait d'autres livres, et il est possible d'identifier le passage, la circulation de personnages, de situations entre les textes du journal et ces livres. » (Paulo Gurgel Valente)
« Ces “ chroniques ” apparaissent comme le creuset, le laboratoire d’une partie importante de son œuvre. Sur un ton tantôt grave, tantôt primesautier, sont relatés les états d'âme, les choses vues, les rencontres, les lectures… Voici le bonheur de rencontrer au quotidien Clarice écrivain, journaliste, citoyenne, moraliste, philosophe, visionnaire, femme et mère, Clarice avec ses lecteurs et ses lectrices, ses amis et amies, ses chauffeurs de taxi et ses grands hommes, ses animaux, ses plantes et ses pierres… et quelques insectes – telle qu’en elle-mêmes. » (Jacques et Teresa Thiériot)

Comment sont nées les étoiles. Douze légendes brésiliennes (Como nas ceram as estrelas. Doze lendas brasileiras, posth. 1987). Édition bilingue, traduit du portugais par Teresa et Jacques Thieriot ; illustrations de Héloïsa Novaes. [Paris], Éditions des Femmes-Antoinette Fouque, 2005, 100 pages, 19 €

« Le destin de l'enfant, c'était de naître. On entendait, comme venue du cœur de la nuit silencieuse, cette musique aérienne que chacun de nous a déjà entendue et dont est fait le silence : extrêmement douce et sans mélodie, mais composée de sons qui pouvaient devenir mélodieux. Flottante, ininterrompue. Les sons comme quinze mille étoiles. La petite famille captait la plus élémentaire vibration de l'air – comme si le silence parlait. » (Clarice Lispector)

BIBLIOGRAPHIE

* Hélène Cixous, L’Heure de Clarice Lispector, précédé de Vivre l’orange. Texte français et traduction anglaise en regard. [Paris], Éditions des Femmes, 1989, 172 pages, épuisé.

* Clarice Lispector. Rencontres brésiliennes, édition de Claire Varin. [Laval, Québec], Éditions Trois, « Vedute », 1987, 244 pages, illus., épuisé.

* Claire Varin, Langues de feu. Essai sur Clarice Lispector. [Laval, Québec], Éditions Trois, « Vedute », 1990, 228 pages, illus., épuisé.

* Mara Negron-Marreiro, Une genèse au féminin. Étude de La Pomme dans le noir, de Clarice Lispector. [Amsterdam], Éditions Rodopi, « InterActions », 1997, 262 pages, 44.52 €

* Olga Borelli, Clarice Lispector. D’une vie à l’œuvre (Clarice Lispector. Esboço para um possível retrato, 1981), avec des lettres de Clarice Lispector, traduit du portugais par Maryvonne Lapouge-Pettorelli et Véronique Basset. [Paris], Éditions Eulina Carvalho, « Cultures du Brésil » n°5, 2003, 146 pages, 17.50 €

FILMOGRAPHIE
Perto do coração selvagem (1966), d’après le roman homonyme (1943), réal. Maurício Rittner.
A estrela nua (1984), réal. José Antonio Garcia et Ícaro Martins.
A hora da estrela (1985), d’après le roman homonyme (1977), réal. Suzana Amaral.
Perto do coração selvagem (1987), d’après le roman homonyme (1943), réal. Suzana Amaral.
O corpo (1991), réal. José Antonio Garcia.
Infinitivamente guiomar novaes (2003, m.m), d’après des textes de Clarice Lispector et d’Anna Akhmatova, réal. Norma Bengell.


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